La blogueuse

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Confidences et réflexions d'une généalogiste passionnée par l'histoire des individus, de leur famille et de leur époque

samedi 7 juin 2014

G comme Grand-père

Aujourd'hui pour la lettre G je reprends un billet déjà publié sur ce blog et qui met en avant la famille de mon grand-père maternel, branche de mon arbre que je n'ai pour le moment quasiment pas explorée et pour laquelle il n'existe que peu de photos et de papiers de famille. Il n'en demeure pas moins que cette famille a toute son importance dans mon arbre et dans celui de mes enfants.
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Mon grand-père maternel, Eugène Valéry est né le 16 mai 1912 et décédé le 5 mai 2005. Il a vu le jour, avec son frère jumeau, à Saint-Germain-les-Vergnes en Corrèze, berceau de la famille. Il est le fils d'Antoine et de Marie dite Maria Migot.


Antoine et Maria ©Jourda

Antoine est né le 13 janvier1872 à Saint-Germain-les-Vergnes et Maria, le 2 mars 1877 à Sainte-Féréole. Ils se marient à Sainte-Féréole, en Corrèze le 8 octobre 1897. Ils sont cultivateurs, comme leurs parents avant eux.


crédit photo : Martin, lacorreze.com

Eugène avec son jumeau Clément, sont les 4ème et 5ème enfants du couple. Sont nés avant eux, Germain, Marie, Angèle. Viendront ensuite Armand et Elie, deux autres jumeaux, puis Pierre le cadet. Quand je pense à cette fratrie, je ne peux avoir qu'une admiration et une compassion sans limite pour mon arrière grand-mère Maria, qui comme les femmes de son époque et de son milieu, ont mis au monde et élevé de nombreux enfants (dont deux fois deux jumeaux), dans des conditions de confort et de commodités plus que spartiates : pas d'eau au robinet, pas de machine à laver etc. Une véritable héroïne du quotidien.

crédit photo : lacorreze.com
La maison a l'origine n'était dotée que deux pièces : une cuisine et une chambre de quatre lits. Entre 1920 et 1925, la famille quitte la Corrèze pour la Dordogne et vient s'installer dans une grande ferme, le Chessignaguet, commune de La Chapelle Aubareil. La famille travaille la terre, élève des animaux, coupe et vend du bois.

Eugène et Clément étaient de vrais jumeaux, leur ressemblance était parfaite. Ils en ont beaucoup joué quand ils étaient enfant, faisant tourner en bourrique notamment leur instituteur.

Les deux garçons étaient nés prématurés ; nous sommes en 1912. Les nouveaux-nés emmaillotés, ont été installés dans des boites ressemblant à des boites à chaussures, dans lesquelles on avait mis du coton, et placés dans "le cantou", c'est à dire l'âtre de la cheminée où il régnait une chaleur constante. Ces deux petits être fragiles ont vécu jusqu'à plus de 90 ans.

Clément est décédé une semaine avant son frère, et c'est à son enterrement que mon grand-père a fait un malaise cardiaque. Transporté à l'hôpital de Sarlat où son jumeau était décédé quelques jours avant, Eugène fût pris pour son frère par une infirmière qui, de retour de congé, ignorait le décès de son patient. Dernier clin d’œil à leur gémellité parfaite, dernier tour joué par ces deux frères malicieux.
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Un grand merci à Maurice pour avoir partagé les recherches qu'il a effectuées sur la famille et dont je me suis inspirée pour ce billet.

4 commentaires:

  1. Grand plaisir toujours à vous lire.

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  2. Le lien jusqu'à la dernière facétie, l'au revoir qui se transforme en je pars avec toi, troublant et émouvant.

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  3. C'est beau et émouvant ! et toujours très agréable à lire !

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  4. Merci pour vos commentaires, de quoi trouver l'inspiration pour la deuxième semaine !

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